Avec leurs instruments de la fin du 18e siècle, Les Siècles redonnent leurs couleurs originales aux trois dernières symphonies de Mozart. Pour ces concerts, ils reconstituent également l’effectif orchestral qui était en vigueur dans les phalanges orchestrales parisiennes que le génie autrichien admirait tant.


MOZART, Symphonie n°39
MOZART, Symphonie n°40
MOZART, Symphonie n°41 « Jupiter »

Les Siècles
François-Xavier Roth, direction

Composées à Vienne durant l’été 1788, ces trois symphonies constituent un des plus hauts accomplissements de l’histoire de la musique. Mozart les achève en moins de deux mois, et en laisse derrière lui un objet musicologique inépuisé et inépuisable. Qu’elles soient considérées comme faisant parties d’un cycle ou comme des œuvres à part entière, ces symphonies doivent leur singularité non pas dans l’aspect formel ou dans l’effectif déployé, mais dans une tendance claire vers la complexité musicale avec un contrepoint encore plus présent. C’est en cela que Mozart se détache peu à peu de l’influence de Haydn, précurseur de la première Ecole Viennoise pour ouvrir la voie à celui du romantisme, Beethoven.

La symphonie n°39 est sans doute celle qui annonce le plus la carrure rythmique et la vitalité explosive de Beethoven – cette « tentation de puissance », pour reprendre la formule du musicologue Jean-Victor Hocquard.  Empreinte de solennité et de modulations audacieuses, notamment dans l’introduction lente du premier mouvement et dans le Finale, cette symphonie contraste avec la suivante en laissant place à une atmosphère tout à fait différente. Dans sa Symphonie n°40, Mozart développe un sentiment tragique et angoissé aidé par la tonalité mineure, très peu présente dans ses symphonies. La dernière symphonie dite « Jupiter » représente un jalon pour la naissance d’une autre esthétique : point de romantisme cette fois et un abandon du style galant. Elle se caractérise par un calme olympien, une absence de passion violente, et une recherche contemplative de la beauté musicale pure.

Ces trois symphonies fascinent et fascineront toujours car elles synthétisent à elles seules toutes les idées novatrices de l’écriture de Mozart, mêlant à la fois une simplicité mélodique toujours plus parfaite à une écriture harmonique audacieuse, une maitrise formelle totalement aboutie à une écriture contrapuntique affirmée.

Concerts

Mardi 8 janvier 2019, 20h
Soissons, Cité de la Musique

Mardi 9 avril 2019, 20h30
Sénart, Théâtre

Jeudi 11 avril 2019, 10h30
Paris, Philharmonie

Vendredi 12 avril 2019, 20h
Nîmes, Théâtre

Samedi 13 avril 2019, 17h
Nîmes, Théâtre

Dimanche 14 avril 2019, 16h
Lyon, Auditorium

Mardi 7 mai 2019, 20h30
Saint-Omer, La Barcarolle