La Révolution Beethoven mise en perspective avec la Révolution Boulez !


BEETHOVEN, Léonore – Ouverture n°3
BOULEZ, Dérive 1 
BOULEZ, Mémoriale, explosante fixe – Anne-Cécile CUNIOT, flûte
BEETHOVEN, Symphonie n°6 opus 68 dite Pastorale

Les Siècles
François-Xavier Roth, direction 

Avec ce programme, Les Siècles poursuivent leur intégrale des symphonies de Beethoven et mettent en perspective le génie allemand qui révolutionna en son temps les codes de la musique symphonique avec Pierre Boulez, figure musicale déterminante du 20e siècle.

Les Siècles est l’un des seuls orchestres au monde capable de changer d’instruments au sein d’un même concert : il propose pour ce concert des interprétations sur instruments classiques de 1800 et instruments modernes : de l’Ouverture n° 3 de Léonore, page totalement autonome évoquant le passage de l’obscurité à la lumière, à Dérive 1, qui explore avec de longues arabesques mélodiques les frontières de la résonance musicale sous la forme d’une lente marche inexorable et incertaine ; de Mémorialeexplosante fixe… dédié à la mémoire de Lawrence Beauregard, flûtiste de l’Ensemble intercontemporain qui avait participé aux recherches effectuées à l’Ircam dans le but de réaliser un instrument susceptible de s’adapter aux transformations acoustiques et aux répartitions spatiales immédiates de ses sonorités par le biais d’un traitement informatique, à la Symphonie Pastorale de Beethoven, évocation d’une nature vierge et paisible en préfiguration aux recherches et aspirations de bien des musiciens romantiques. La tempête, d’autant plus spectaculaire qu’elle reste brève, met en valeur la quiétude des autres épisodes. Elle est ainsi beaucoup moins dramatique que la Symphonie n° 5, pourtant composée et créée en même temps. Souvenir de la vie rustique, la Réunion joyeuse des paysans rappelle notamment l’amour de Beethoven pour la campagne et ses habitants. Plutôt émotion exprimée que peinture descriptive, il donne à plusieurs de ses mélodies un contour populaire, slave parfois, à l’image du premier mouvement, dont le thème initial est inspiré d’un chant populaire de Bohème. De nombreux solos sont accordés aux bois et aux cors, instruments associés aux scènes pastorales depuis l’époque baroque.

Concerts

Mardi 15 mai 2018, 20h30
Beauvais, Théâtre du Beauvaisis

Mercredi 16 mai 2018, 20h30
Antony, Espace Vasarély

Vendredi 18 mai 2018, 20h
Caen, Théâtre

Samedi 26 mai 2018, 16h30
Paris, Philharmonie

Dimanche 27 mai 2018, 16h
Soissons, Cité de la Musique

Lundi 28 mai 2018, 20h
Paris, Hôtel de Ville