Pour cette soirée, Les Siècles alternent airs d’opéras et symphonies.

Parmi les nombreux airs que Mozart a composés, certains sont indépendants. Injustement méconnue et trouvée inachevée par sa femme Constance après sa mort, Zaïde reste une des œuvres qui représente le mieux l’incroyable richesse de Mozart. Revenant de son second voyage à Paris où il a apprécié le nouvel opéra-comique, faisant alterner dialogues parlés et ariettes chantées au travers d’intrigues mêlant légèreté et sensibilité, l’œuvre témoigne également d’un intérêt momentané pour la technique du mélodrame. On y trouve des esquisses qui seront développées dans La Flûte enchantéeCosi fan tutte ou même Don Giovanni également au programme. La voix de Jenny Daviet évoquera, comme un arrière-plan absent, l’espace scénique et dramatique qui reste attaché aux airs devenus orphelins de l’œuvre qui les contenait.

Après une visite rendue à son père à Salzbourg au cours de l’été 1783, ce même Mozart sur le chemin du retour s’arrêtera à Linz où il reçut un accueil chaleureux. C’est là que sera composée et créée le 4 novembre la symphonie du même nom. En alternance également la symphonie avec douze voix obligées de Carl Philipp Emanuel Bach, expérimentale et surprenante, car éloignée de ce qui se faisait alors à Mannheim, Londres ou Paris, est imprégnée d’une force dramatique inhabituelle. Quant à l’œuvre de Gossec, comment ne pas revenir sur le salon de musique de La Popelinière, un des plus vaste connu au XVIIIe siècle, par ailleurs champ d’essai où se révélèrent des musiciens comme Stamitz et Gossec. Au début de l’année 1755, Stamitz avait fondé à Paris un concert qui obtint vite un grand succès, il devait avoir sous ses ordres comme premier violon un jeune musicien dont il avait pu remarquer le talent : François-Joseph Gossec, qui prit après son départ la direction des symphonistes.

Concerts

Mardi 10 avril, 20h
Lorient, Théâtre