Les Siècles continuent d’être les ambassadeurs du génial et révolutionnaire Hector Berlioz


BERLIOZ, Les Franc-Juges (ouverture)
BERLIOZ, Les Nuits d’été – Marie Lenormand, soprano
BERLIOZ, Harold en Italie – Adrien La Marca, alto

Les Siècles jouent pour ce concert les instruments du début du 19e siècle, étant ainsi l’un des seuls orchestres au monde à jouer les instruments qu’a connu Berlioz. Avec la complicité des Cris de Paris, ils abordent cette année Tristia, chef d’œuvre en trois mouvement fais la part belle aux chœurs.

Composée à l’automne de 1826, l’Ouverture aux Francs Juges, opéra de jeunesse sur un livret de son ami Humbert Ferrand, est la première manifestation du génie instrumental de Berlioz. Elle évoque la Sainte-Vehme, société secrète qui jugeait expéditivement les actes d’immoralité et de sorcellerie. En 1834, Berlioz commence à composer Les Nuits d’été. A travers six mélodies inspirées du recueil La Comédie de la mort de Théophile Gautier et orchestrées en deux temps, en 1843 puis en 1856, ce cycle magnifique nous entraîne à travers une multitude d’atmosphères et de paysages. Il signe l’acte de naissance de la mélodie française avec orchestre. C’est en 1834 également que Berlioz crée, au Conservatoire de Paris, en présence du duc d’Orléans qu’il a convié, Harold en Italie, une œuvre nourrie du folklore italien et du souvenir des Abruzzes. La partition, avec alto principal, fut commandée, en échange d’une forte somme d’argent, par le célèbre violoniste Paganini qui voyait en Berlioz le digne successeur de Beethoven.