Un disque enregistré en concert qui témoigne d’un art raffiné, d’une précision incroyable et d’une imagination sonore sans cesse en quête de sens.


Il faut tout écouter, du tendre onirisme d’enfance de Ma Mère l’Oye à la magie féérique de Shéhérazade (dont il fait un étourdissant bijou), en passant bien sûr par un Tombeau de Couperin plus soucieux d’évoquer, non sans une certaine amertume, le souvenir d’amis tombés à la guerre que le retour au classicisme des danses de cour françaises. Un disque qui s’inscrit comme un véritable jalon dans la discographie ravélienne.

Lorsque Ravel orchestre ses œuvres, une totale spontanéité de l’écriture opère comme par magie, tant le compositeur préméditait ses couleurs orchestrales au piano. Fascination de l’Orient, goût du merveilleux, hommage poétique, monde fascinant de l’enfance… Tout respire un raffinement subtil aussi bien dans l’usage des formes léguées par le XVIIIe siècle que dans une recherche du matériau sonore propre à raconter des histoires. Qui mieux que Les Siècles pouvait restituer cet univers aussi féerique que celui de la trop rare ouverture de Shéhérazade ?

Diapason d’or       Fono Forum - Empfehlung des Monats

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