Pour la nouvelle année, Les Siècles proposent un concert autour des classiques de Mozart : extraits d’opéras et extraits des symphonies n° 39 et 41.


MOZART, Symphonie n° 39, Adagio, Allegro : Adagio, en mi bémol majeur
MOZART, Cosi fan Tutte – « Soave sia il vento »
MOZART, Cosi fan Tutte – Guglielmo « Rivolgete a lui lo sguardo »
MOZART, Symphonie n° 39, Andante con moto, en la bémol majeur
MOZART, Symphonie n° 39, Menuet et Trio, en mi bémol majeur
MOZART, Les Noces de Figaro – Air de Figaro « Non piu andrai »
MOZART, Les Noces de Figaro – Suzanne & la Comtesse « Canzonetta sull’aria » – Che soave zeffiretto
MOZART, Les Noces de Figaro – Cherubin « Voi che sapete »
MOZART, Les Noces de Figaro – Suzanne, la Comtesse le Comte « Susanna, or via, sortite »
MOZART, Symphonie n° 39, Allegro, en mi bémol majeur
MOZART, Symphonie n° 41, Allegro vivace, en ut majeur
MOZART, Don Giovanni – Donna Anna récitatif et air « Non mi dir »
MOZART, Don Giovanni – « Air du Champagne »
MOZART, Don Giovanni – « Laci da rem la mano »
MOZART, Symphonie n° 41, Andante cantabile
MOZART, Symphonie n° 41, Menuetto et Trio
MOZART, La Flûte enchantée – Papageno « Der Vogelfänger »
MOZART, La Flûte enchantée – Duo Papageno / Papagena

Jenny Daviet, soprano
Adèle Charvet, mezzo-soprano
Marc Mauillon, baryton
Les Siècles
François-Xavier Roth, direction

Composées à Vienne durant l’été 1788, les trois dernières symphonies de Mozart constituent un des plus hauts accomplissements de l’histoire de la musique. La Symphonie n° 39 est sans doute celle qui annonce le plus la carrure rythmique et la vitalité explosive de Beethoven car empreinte de solennité et de modulations audacieuses, notamment dans l’introduction lente du premier mouvement et dans le Finale. Mozart a été énormément influencé par l’opéra et nous retrouvons une certaine « vocalité » dans de nombreuses de ses œuvres symphoniques. Ici, c’est dans l’adagio du premier mouvement, menaçant et imposant, initié par de puissants accords joués tutti et des gammes descendantes que Mozart fait largement écho à l’Ouverture de son opéra Don Giovanni, composé un an avant.

La dernière symphonie dite « Jupiter » représente un jalon pour la naissance d’une autre esthétique : elle se caractérise par un calme olympien, une absence de passion violente, et une recherche contemplative de la beauté musicale pure. La plupart du temps, les premiers mouvements des symphonies classiques possèdent deux thèmes de caractères opposés. Ici, le premier thème, brillant et rythmique, contraste avec le deuxième plus léger et chantant. Mais Mozart choisit de glisser un troisième thème aux accents populaires à la suite des deux premiers, en guise de conclusion. Ce thème est en réalité emprunté à un air « Un bacio di mano » qu’il a composé peu de temps avant.

Ces symphonies fascinent et fascineront toujours car elles synthétisent à elles seules toutes les idées novatrices de l’écriture de Mozart, mêlant la vocalité de l’opéra au monde symphonique.

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